Antoine
Agletiner:
Tu sévis
sur Maurice Radio Libre?
Maurice
: C'est une émission "en syndication" diffusée
sur 130 fréquences FM, le satellite, et Internet.
En FM, on touche un million de personnes! Sans compter
le Net... C'est comme un troquet on parle de tout
avec tout le monde! Depuis 8 ans, je ne m'en lasse
pas!
La
"syndication", c'est quoi?
C'est produire
un programme, le proposer gratuitement aux stations
et se rémunérer avec la publicité
insérée dans l'émission. A terme,
je veux créer une sorte de "supermarché"
de la radio.
Comment
t'est venue cette idée?
En 92, je me
disais que le top de l'indépendance était
de produire son émission. Mais j'avais un problème
de notoriété et d'argent pour mettre
en place le système de syndication.
Arthur
veut développer ce principe...
C'est compliqué,
car les gens ne
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comprennent
pas ce concept, même les journalistes. La France
n'est pas un pays avant-gardiste.
Son
image est décalée..
Arthur, c'est
l'archétype de ce que sont les médias
français. Les gens sont tellement classés
en catégories marketing que certains animateurs
finissent par se couper en deux selon leur public.
Que
penses-tu des animateurs FM comme Difool et Max?
Je les applaudis,
parce que je ne me sens pas capable de faire ce qu'ils
font! Il faut passer sa vie à jongler pour
être en phase avec l'image de la radio. C'est
la loi du marché...
La
radio est un bon commerce?
Ça dépend
des époques! Mais on ne Fait pas de la radio
pour l'argent. Même si on arrive à en
gagner!
Et
ça rapporte?
A RTL, on gagne
des milliards et quand on est Maurice Radio Libre,
on ne gagne que des millions!
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